Nos valeurs

Chez The Shifters Belgium, nous partageons 5 valeurs, garantissant l’exigence scientifique et technique dans tous nos travaux; l‘ouverture à toutes et tous, quels que soient nos parcours ; l’impartialité, qui garantit notre indépendance politique ; le professionnalisme dans nos comportements et nos travaux ; et enfin la convivialité, indispensable pour traiter collectivement des sujets aussi graves que complexes.

Exigence scientifique et technique

Les Shifters considèrent que le traitement sérieux des questions du changement climatique et de l’épuisement des énergies fossiles n’est possible qu’à condition d’étudier en détail ces sujets et d’assimiler des connaissances scientifiques et techniques relatives à ces derniers. Nous insistons tout particulièrement sur les limites imposées par les lois de la physique, que l’économie se doit de prendre en compte. De même, l’examen des différentes solutions qui s’offrent à nous en matière de décarbonation doit passer par une approche claire, factuelle et objective, faisant l’analyse de leurs avantages, de leurs inconvénients et de leur faisabilité technique, économique et sociale. Nous sommes profondément attachés à la rigueur intellectuelle et à l’exigence scientifique, et bâtissons nos analyses de manière pragmatique, sur des faits établis et des données faisant l’objet de consensus.

Ouverture

Face à la complexité et à l’importance des enjeux liés au changement climatique et à l’organisation de notre indépendance vis-à-vis des énergies fossiles, les Shifters font preuve d’humilité et restent ouverts à toute proposition sérieuse et argumentée, formulée de manière constructive, dans un esprit de tolérance, de respect et de dialogue. Nous estimons par ailleurs que l’ampleur du défi que représente la transition de nos sociétés impose d’imaginer des solutions originales, innovantes et ambitieuses, et notamment de s’intéresser à la façon dont la transition est pensée et mise en œuvre dans d’autres pays, tout particulièrement au sein de l’Union européenne. Enfin, nous avons à cœur d’impliquer le plus grand nombre de citoyens dans la décarbonation. Soucieux d’être compris des personnes qui découvrent ces sujets, notre communauté est ouverte à toute personne qui partage nos constats sur l’énergie et le climat et nous veillons à faire preuve de pédagogie auprès des moins avertis quels que soient leurs parcours et leurs expériences.

 

Impartialité

Les Shifters forment une organisation pluraliste, indépendante de tout parti politique, de tout mouvement idéologique et de tout groupe de pression économique. Forts d’un parcours, d’une pensée et d’une personnalité qui leur sont propres, les Shifters ont toutefois conscience que leur rôle au sein de l’association ne s’inscrit pas au service de leur intérêt personnel, mais plutôt de l’intérêt général.

 

Professionnalisme

Les Shifters cherchent à acquérir ou à enrichir une certaine expertise sur les questions liées à la transition énergétique. Que ce soit dans comportements et nos travaux, nous veillons à rester concrets, pragmatiques et efficaces aussi bien dans l’étude de ces questions que dans le fonctionnement de l’association.

 

Convivialité

S’ils s’intéressent à des sujets graves et sérieux, les Shifters envisagent la contrainte énergétique et climatique comme un défi plutôt qu’une menace. De fait, ils mettent un point d’honneur à ce que leurs activités se déroulent dans la bonne humeur, la bienveillance, et la plus grande convivialité.

Le référentiel du Shift Project et des Shifters

Le référentiel se présente sous la forme de 16 questions auxquelles nous apportons notre réponse. Il sert de référence méthodologique pour les actions et les travaux des deux associations. Il nous permet aussi de préciser notre pensée sur des sujets connexes tels que l’utilisation du PIB ou la démographie et enfin de définir clairement notre périmètre d’action.

On a sélectionné quelques questions récurrentes ci-dessous, et vous retrouverez l’ensemble librement consultable sur le site des Shifters France.

The Shift Project et les Shifters abordent-ils d’autres questions environnementales que le climat et les énergies fossiles ?

Le Shift et les Shifters se concentrent sur le changement climatique et la dépendance aux énergies fossiles, deux problèmes essentiels et incontournables dans la recherche d’un avenir viable.

Nous sommes, bien sûr, sensibles à d’autres enjeux majeurs, comme l’effondrement de la biodiversité (qui est lié et agit sur le changement climatique), la désertification, la préservation d’autres ressources naturelles (sols, minéraux, métaux, biomasse etc.), les grands cycles biogéochimiques (azote, carbone, eau, etc.), ou encore le besoin de résilience à certains chocs (géopolitiques, sociaux, etc.).

Dans le cadre de leurs travaux et actions, le Shift Project et les Shifters considèrent donc les problématiques énergie et climat comme premières dans la chaîne de causalité : si l’on ne règle pas les problématiques climatiques (qui aggravent les autres phénomènes) et d’approvisionnement énergétique et matériel (qui détermine les moyens dont nous disposons), les autres enjeux n’en deviennent que plus difficiles à traiter.

Comment le Shift Project et les Shifters intègrent-ils l’économie dans leurs travaux et leur approche ?

Nous partons d’une vision physique de l’économie : nous l’analysons d’abord à travers les flux physiques qui la constituent (matières, énergie, distance, émissions de gaz à effet de serre etc.) et ce que les gens font de leur temps (comportements, emplois etc.). Cette approche permet une meilleure appréhension de la “double contrainte carbone” (réchauffement climatique et épuisement des ressources énergétiques fossiles), appelant une coordination de l’ensemble des acteurs de la société.

Quelle vision des politiques publiques le Shift Project et les Shifters promeuvent-ils ? Pourquoi insister tant sur la planification de la transition ? Cela implique-t-il d’être contre l’économie de marché ?

En matière de préservation du climat et de sortie des énergies fossiles, il faut coordonner l’action des acteurs sur le long terme. Pour faire simple, nous appelons cela planifier, et cela a été historiquement parfaitement compatible avec une dimension « marché » dans l’économie.

Que penser de l’indicateur « Produit Intérieur Brut » (PIB) ?

Parce qu’il représente le seul flux monétaire de production sortant, donc pas directement les flux physiques, l’importance du PIB comme indicateur pour les enjeux climat-énergie doit être relativisée. Il devrait être remplacé par d’autres indicateurs à chaque fois que nécessaire, notamment pour prendre en compte les enjeux de stocks et d’empreinte carbone. Les travaux du Shift et les Shifters ne comportent pas de préconisations sur l’évolution souhaitable du PIB, ni à la hausse ni à la baisse.

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