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Les médicaments délivrés à l’unité dès le 1er octobre 2026 en Belgique

Historique : la Belgique passe à la vente de médicaments à l'unité !
Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, vient de valider une réforme attendue depuis 30 ans par le terrain : la délivrance des antibiotiques oraux à l'unité en pharmacie.
Dès le 1er octobre 2026, les pharmaciens ne délivreront plus une boîte standard, mais le nombre exact de comprimés prescrits sur l'ordonnance.
Pourquoi est-ce un tournant majeur ?
Pour une production moins émettrice :
Actuellement, le gaspillage est massif. Rien qu'en Wallonie et à Bruxelles, 280 tonnes de médicaments périmés sont collectés chaque année. Réduire les volumes de production inutiles constitue un levier majeur de décarbonation. C'était d'ailleurs une recommandation clé du rapport du Shift Project visant à réduire l'empreinte carbone du secteur de la santé, où le médicament représente près de 30% des émissions totales.
Pour nos finances :
C'est une opération gagnant-gagnant. Les estimations de la Cour des comptes prévoient une économie annuelle de 4,1 millions d'euros pour les patients et de 17,3 millions d'euros pour l'INAMI : des économies qui contribuent à alléger le déficit budgétaire de l'État belge. Une enveloppe de 3,3 millions d'euros est d'ailleurs prévue pour rémuner le travail de reconditionnement des pharmaciens.
Pour la santé des patients :
Moins de médicaments « qui traînent » dans l'armoire à pharmacie, c'est moins de risques d'automédication inappropriée et une lutte concrète contre l'antibiorésistance.
Cette première phase sur les antibiotiques oraux ouvre la voie, avec une extension déjà envisagée aux psychotropes (somnifères, anxiolytiques) et aux opioïdes.
Les Shifters saluent cette décision positive pour l'environnement, l'économie et la santé publique.
Annexes
Lire l'article du Groupement Belge des Omnipraticiens


